Début

Le vent se lève, il faut tenter de vivre.

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Fin

Le 1er décembre 2014 : sortie du tome 2 « Aristide »

aristide

 

Au bout de la jetée : la fin du voyage, le domaine que j’aurais voulu sans partage, de l’eau, des bêtes marines, des oiseaux et de la sauvagine.

Sur cette frontière, un cyclope, le phare des Onglous, veille de son œil rouge le Canal du Midi et mon étang de Thau. Au loin, la colline de Sète allume ses milliers de lanternes et les vagues se brisent à nos pieds sur les rochers. Du haut de mes vingt ans, me voilà chef de bande : à ma gauche Aristide, le géant simplet, qui m’est tombé dans les bras comme un grand gamin quand le vieux Manuel s’est pendu ; à ma droite, Malika, notre lionne boiteuse, notre amoureuse, arrivée sans crier gare et chamboulant notre fragile équilibre. Ça sonne paisible, mais dans la nuit habitée de la lagune, autour de notre cabane de bric et de broc, un monstre rôde et des gamines s’évaporent dans la nature…

Retrouvez Mô dans le deuxième tome de cette saga à la croisée du polar et du fantastique : adieu l’enfance adieu les vignes, voici venu le temps de la plongée et de l’aventure, du doute et de l’obscurité…

Fin

La gamine semble s’être dissoute dans la brume et la nuit, personne n’a rien vu… Posez-vous la question. Qui a pu commettre cela ? Qui en avait la capacité ? D’abord psychologique, ensuite matérielle ; une série de meurtres sadiques, ça n’est pas à la portée de tout le monde.

Fin

Elle est partie de là, notre histoire.

— Viens avec nous Malika. Mô et moi, on va voyager, on va aller en Grèce avec l’argent qu’on gagnera à la pêche, sur une île que je connais pas le nom.
— D’où tu tiens ça Aristide ?
— C’est toi que tu m’as raconté l’eau claire de là-bas et le livre avec les photos que tu lis. Et puis on n’a pas de femme, pourquoi on n’a pas de femme, nous ? C’est joli une femme ; elle serait bien avec nous.
— Attention ! Une femme, c’est pas pour nous.
— Et pourquoi ?
— C’est pas un chat errant que tu peux apprivoiser. Contente-toi de ton Lapin.
— T’es comme le vieux Manuel, tu rigoles jamais.
— Il a raison votre ami, je le trouve plus drôle que vous.
Elle avait relevé la tête et souriait, rayonnante tout à coup la Malika, dorée comme un pain au chocolat, de grands yeux hardis, noirs aux cils démesurés, sourire de perles et crinière bouclée de lionne. Je ne pus m’empêcher de lui rendre son sourire.

 

malika

 

Malika, Aristide et Mô, embarqués sur le port, glissando sur l’eau et installation naturelle dans notre bout du monde, au cabanon des fous ; elle furetait partout, et nous, on la regardait, on la buvait des yeux, on la reconnaissait, elle était du bateau, du nôtre : l’arche des chtarbés, le Radeau de la Méduse.

Elle est partie de là, notre histoire.

Fin

Le Corse

Le soir-même, on s’est rendus chez le Corse tous les trois.
Pour la forme, il a râlé, l’agoraphobe renfrogné. Il a dit qu’on l’envahissait. Comment pouvait-il être insensible au charme de Malika ? Au fond de ses yeux fuyants, je voyais l’étincelle : il avait réussi à fourguer la marchandise en un temps record et il tenait le fric. L’argent le sublimait, le transfigurait. Bien disposé, le grincheux nous a finalement lâché le fourgon avec des faux papiers aussi beaux que des vrais, une enveloppe garnie et on s’est quittés bons amis, il en était tout attendri.

— Allez ! On boit un coup ?
— Je raque et en plus je dois faire bistrot ?
— D’habitude, on boit un coup, ça vaut signature.
— Bon ! Qu’est-ce que vous voulez boire ?
— Tu as du vin blanc au frais ?
— Toujours.
— Du Viognier de la Madeleine Saint Jean ?
— Non, y’en a plus, mais dans le fruité, j’ai du Chardonnay des mêmes.
— Bon.
— Monte, allez vous asseoir, tu connais le chemin. Je reviens avec la bouteille et les verres.

Du toit-terrasse, plateforme de la vigie, on dominait l’étang, et, par-dessus le cordon littoral, vue à cent quatre-vingts degrés sur la Méditerranée. Le mistral balayait le ciel, dévoilant sur l’arrière une autre mer, figée celle-là, de coteaux et de collines vertes, grises et bleues qui grimpaient à l’assaut des grands causses.

— Tu n’es pas mal placé pour la profondeur de champ.
— Je me plains pas.
— Il est beau notre étang et c’est un gentil coin.
— Gentil n’a qu’un œil.
— Qu’est-ce que tu veux dire par là ?
— En ce moment, il craint… Ow, le sauvage et son gorille, vous êtes pas au courant pour la gamine ?
— Vaguement. Raconte, toi qui sais tout.
— Justement, on sait pas grand-chose et les langues marchent.
— Laisse marcher.
— C’est pas bon pour le commerce si les langues marchent trop ; une gamine a disparu et les flics rôdent, tout le monde surveille tout le monde. Avant, c’était tranquille… Si tu regardes bien ça faisait bien dix ans qu’il s’était rien passé ici.
— Tu trouves ?
— Ouais, bon, des bricoles, un peu de trafic, quelques vols, des embrouilles, c’est du business ça, pas des crimes.
— Un truand qui donne sa définition de la truande… Arrête… Pour en revenir à la gamine disparue, elle est peut-être en vadrouille et elle va refaire surface.
— Espérons.
— Y’a que ça à faire.
— Vous commencez quand les palourdes ?
— Cette nuit. Allez, on va se rentrer…

Fin

« On y va pour enquêter, pas pour se faire remarquer. »

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Il a tenu à prendre le camion, je voulais y aller en barque mais il n’a pas voulu, chochotte, trop long, trop inconfortable, trop voyant, trop original…
« On y va pour enquêter, pas pour se faire remarquer. »
C’était pourtant bien possible de l’aborder, la boîte était quillée sur une dune, en limite de plage et au bout du port de plaisance, à ciel ouvert, un enclos à la mode, la périphérie en dur et les cloisonnements en canisses, de l’exotisme de bazar débordant de lumières vives et de musique pour les pieds ; pas de riverains, les gogos pouvaient se la donner à fond.

Fin

Qu’est-ce que t’as fait, Mô ?

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— Il est où le gros Aristide ?
— Plus là…
— Et ta belle lionne ?
— Partie.
— Tout le monde te quitte, Mô.
— Tu sais, c’est pas bon signe.
— Dis-nous ! Qu’est-ce que tu leur fais pour qu’ils s’en aillent tous ?

Fin
Fin

Avis de grand frais sur l’amour forain de trois freaks fracassés

Que dire ?

La noirceur du bitume dans la nuit qui coule et la gaieté des phares qui dansent, les trois corps serrés dans la cabine, le rythme des cafés standard avalés aux machines rutilantes, un gobelet toutes les trois heures, la faune croisée sur les aires autoroutières, zombies mutiques, froissés, pâles et sinistres, et nous, décalés et rieurs, le luxe de la douche chaude tous trois ensemble, se savonnant, se disputant les jets malicieux…

Nous avons fait escale à Santorin, montagne fauve dans l’outremer ; la Caldeira nous a emballés avec sa mer intérieure encerclée par des villages de carte postale, tout blancs perchés sur les crêtes rouges. Nous nous taisions, nos yeux élargis par la beauté du monde. Une route pentue avec de grandes marches, une route pour des mulets, inaccessible aux voitures, on l’a gravie et on a fait du tourisme toute la journée entre bars et échoppes, une pause récréation, mais c’est le lendemain, à Mykonos qu’on a débarqué pour de bon.

voyage

Fin

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